Tu as tout pour être heureuse. Et pourtant, tu es épuisée.
Si tu lis ces mots, c’est peut-être parce que ce matin encore, tu t’es réveillée en pensant à la liste. Tu sais, cette liste mentale qui défile en boucle : les courses, le rendez-vous dentiste de Léa, l’anniversaire de ta belle-mère samedi, le mail urgent à envoyer, les draps à changer, ce projet au boulot qui te stresse depuis trois semaines.
Personne ne te l’a demandé. Personne ne voit cette charge. Mais elle est là, 24h/24, comme un fond sonore qui ne s’arrête jamais.
Et voilà le pire : quand on te demande « ça va ? », tu réponds « oui, ça va ». Parce que sur le papier, tout va bien.
Oui… ces chiffres parlent de toi (et c’est important)
En septembre 2024, l’IFOP a publié le premier baromètre français sur la charge mentale des femmes salariées. Les résultats sont sans appel :
71% des femmes françaises déclarent ressentir une charge mentale élevée.
Tu as bien lu. 71%. Soit 7 femmes sur 10.
Toi, moi, ta collègue, ta sœur, ta voisine… On est des millions à porter cette charge invisible.
Et ce n’est pas tout. L’étude révèle un paradoxe vertigineux :
→ 77% des femmes se disent satisfaites de leur travail
→ 81% se disent heureuses dans leur vie personnelle
→ Mais 41% se sentent régulièrement dépassées
→ Et 53% vivent un stress quotidien
Autrement dit : on peut avoir tout pour être heureuse et se sentir complètement submergée.
Si tu te reconnais dans ces lignes, sache une chose : tu n’es pas défaillante. Tu n’es pas la seule. Tu es dans les 71%.
Quand ton corps dit stop (même si toi, tu continues)
La charge mentale n’est pas « juste dans ta tête ». Elle te tape dessus physiquement, et le baromètre IFOP le confirme :
- 38% des femmes souffrent de fatigue chronique
- 34% ont des troubles du sommeil
- 14% présentent des symptômes dépressifs
Et ça, c’est sans compter les maux de tête, les tensions dans les épaules, l’estomac noué le dimanche soir, cette sensation de ne jamais être vraiment reposée.
L’étude le dit clairement : 87% des femmes estiment que la charge mentale impacte leur santé.

En lisant ces chiffres, qu’est-ce qui te parle le plus ? La fatigue ? Le stress quotidien ? Le sentiment d’être dépassée ?
Ce n’est plus un sujet de « bien-être lifestyle ». C’est une urgence sanitaire.
Pourquoi ça ne s’arrête jamais ?
Parce que la charge mentale s’auto-alimente entre ta vie perso et ta vie pro.
Tu sais ce que c’est :
Au boulot, tu es celle qui organise le pot de départ, qui pense aux anniversaires, qui gère l’intégration du nouveau. Ce « Glue Work* » que personne ne voit, mais que tout le monde remarquerait s’il disparaissait.
À la maison, tu portes 70% des tâches domestiques (oui, même si ton conjoint « aide »). Tu es le chef d’orchestre invisible de la logistique familiale.
Résultat : tu jongle. En permanence. Sans filet.
Et tu sais ce qui est fou ? Quand on te propose de « lâcher prise » ou de « déléguer », tu sais bien que ça ne marche pas comme ça. Parce que si tu ne le fais pas, personne ne le fera.
Le besoin n°1 que tu n’oses jamais exprimer
L’IFOP a posé une question simple aux femmes en charge mentale élevée :
« De quoi auriez-vous le plus besoin ? »
La réponse n°1 (59% des mères) : « Du temps exclusivement pour moi. »
Pas du temps « avec les enfants qui jouent à côté ».
Pas du temps « en faisant une lessive pendant une conf call ».
Du temps rien que pour toi. Où tu n’es ni maman, ni employée, ni épouse, ni fille, ni copine.
Juste toi.
Et si tu n’as pas d’enfants, si tu es indépendante, aidante, en reconversion, sans emploi ou simplement épuisée par une accumulation invisible de responsabilités, sache une chose :
la charge mentale ne se résume pas à la maternité ou au salariat.
Elle prend des formes différentes, mais elle pèse tout autant.
Mais voilà le problème : on ne t’a jamais appris à te l’autoriser sans culpabiliser.
Peut-être que toi aussi, en lisant ça, tu te dis que tu n’as pas le temps. Que ce genre de parenthèse, c’est pour “les autres”. C’est exactement ce que je pensais.
Parce que ce que vivent les femmes prend des formes multiples, et ne se résume pas à une seule situation…

Moi, ma première vraie parenthèse : c’est 20 minutes qui ont tout changé !
Je me souviens de ce mardi matin de novembre. J’avais mal dormi, encore. Mon téléphone affichait déjà 47 notifications à 7h23. Dans ma tête, la liste défilait déjà : réunion à 9h, répondre à ce mail urgent, penser au cadeau d’anniversaire de papa…
Et puis, je ne sais pas ce qui m’a pris. Au lieu de foncer directement au bureau, j’ai pris à droite. Vers la mer.
Juste 20 minutes. Peut-être même pas.
Les premiers pas, j’avais encore mon téléphone à la main. Les notifications continuaient. Mais à mesure que je marchais, quelque chose s’est passé. Le bruit des vagues. L’air frais salé sur mon visage. Mon souffle qui se calait sur mon rythme.
Pour la première fois depuis des semaines, je n’étais plus en train de penser à ce que je devais faire.
J’étais juste là. Présente. Vivante.
Aujourd’hui, c’est devenu mon rituel. Parfois c’est la mer. Parfois c’est la forêt du parc près de chez moi, où je marche entre les arbres en écoutant le silence.
Ce ne sont jamais de longues marches. Rarement plus de 30 minutes. Mais ces minutes-là ? Elles m’appartiennent. Complètement.
Pas de téléphone (ou en mode avion). Pas de liste mentale. Pas de rôle à jouer.
Juste moi, mes pas, et le monde qui m’entoure.
Et si ta parenthèse n’était pas un luxe, mais une nécessité médicale ? 👉🩺

Je ne vais pas te dire de « prendre soin de toi » comme si c’était une suggestion mignonne dans un magazine féminin.
Je vais te dire la vérité :
Selon l’IFOP, 59% des femmes ont besoin de temps pour elles. Tu es dans ces 59%. Ce n’est pas de l’égoïsme. C’est de la survie.
Ta parenthèse — ce moment volé au quotidien où tu poses enfin ton cerveau — n’est pas un bonus. C’est une réponse thérapeutique à un problème de santé publique documenté.
Alors, à quoi ça ressemble, concrètement ?
Pas besoin d’une journée spa ou d’un week-end en solo (même si c’est top)
Ta parenthèse, ça peut être :
→ 5 minutes le matin avant que la maison se réveille, avec un thé et le silence
→ 10 minutes à midi pour manger en conscience, loin de ton écran
→ Un rituel du soir : fermer la porte de la salle de bain, allumer une bougie, respirer
→ Un cahier des tâches partagées pour arrêter de tout porter mentalement
→ Un « non » posé calmement quand on te demande d’en faire encore plus
Ce ne sont pas des « petits trucs mignons ».
Ce sont des micro-pauses réparatrices qui réduisent le stress quotidien, améliorent ton sommeil, et t’aident à te sentir moins dépassée.
Tu ne guériras pas ta charge mentale en un claquement de doigts
Soyons honnêtes : tant que la répartition des tâches domestiques restera inégale, tant que les femmes porteront le « Glue work » au boulot, la charge mentale ne disparaîtra pas.
Mais en attendant, tu peux :
✓ Valider ce que tu ressens : non, tu n’es pas trop sensible
✓ T’autoriser du temps pour toi : c’est documenté, tu en as besoin
✓ Mettre des mots sur tes symptômes : fatigue chronique, stress quotidien, sentiment d’être dépassée
✓ T’offrir des parenthèses : des micro-rituels qui te reconnectent à toi
Alors, et toi ? Où en es-tu avec ta charge mentale ?
Si tu te reconnais dans ces lignes, commence par te poser cette question :
« Quand ai-je eu du temps rien que pour moi, la dernière fois ? »
Si tu dois réfléchir plus de 10 secondes, tu as ta réponse.
Et si tu veux aller plus loin, je te propose quelque chose :

🎁 Ton auto-diagnostique gratuit
J’ai créé un un auto-diagnostic clair (5 minutes) pour mettre des mots sur ta charge mentale + 10 micro-pauses testées et applicables dès aujourd’hui, même avec un emploi du temps chargé.
Parce que tu mérites plus qu’un « courage, tu vas y arriver ».
Tu mérites des solutions concrètes. Des parenthèses. Du temps pour toi.
P.S. — Tu es dans les 71%. Moi aussi. Et si on arrêtait de se sentir coupables pour ça ?
Cet article s’appuie sur le Baromètre IFOP « La charge mentale des femmes salariées » (septembre 2024). Consulte l’étude complète ici
*Cette expression n’existe pas en français mais il s’agit de tâches qui font tenir le collectif : elles permettent aux projets d’avancer sans heurts, mais ne sont généralement pas intégrées dans les critères de performance ou de promotion.














